FIN DE LA PEINTURE A L’HUILE, VIVE LE FEUTRE!
2013 c’est l’année où le diagnostic est tombé : Parkinson. Les mains qui
tremblent … entre autres. J’ai compris pourquoi mon pinceau refusait de
tracer une ligne droite sur la toile posée sur mon chevalet.
2013 c’est la fin de la peinture à l’huile, technique que j’utilisais depuis 1989
à l’Atelier de Paul Delapoterie, mon guide et mon ami.
Le patchwork et les tissus aux couleurs éclatantes, c’était terminé aussi.
Imaginez les doigts qui tremblent enfiler une aiguille !!!
Il me fallait donc trouver une autre technique pour dire mes émotions. J’ai
essayé le feutre. Penchée sur la table de la cuisine, les coudes bien plantés,
le feutre m’allait bien.
C’est une exposition sur l’Art aborigène dans les carrières des Baux-de-
Provence qui a ouvert cette série de dessins. J’étais fascinée par ce chemin
de lignes et de points, de motifs qui célèbrent la vie, l’union de l’homme et
de la nature. L’homme fait partie de ce tout sans chercher à le posséder.
Respect de l’être humain envers l’environnement qui le fait vivre. A l’heure
actuelle, nous avons je crois des leçons à tirer de l’Art aborigène.
Mes dessins en sont inspirés. C’est avant tout une entrée en matière d’une
nouvelle technique. Je vous ouvre la porte mais je vous demande de faire
preuve d’indulgence…
